« Ça fait du bien ! »

J’ai bien fait d’assister à la Rencontre du Réseau du 21 novembre 2014.
« Ça fait du bien ! » Voilà comment nous pouvons résumer en quatre mots le contenu et l’ambiance de cette journée du 21 novembre. Alors que le défaitisme est à son paroxysme dans notre pays, le CJD a souhaité s’affranchir de la pesanteur de ce climat délétère pour faire résolument preuve d’optimisme. Au cours de cette Rencontre du réseau qui se tenait dans un lieu à vocation festive, Les Folies Bergères, c’est la richesse de nos territoires qui a été célébrée. Et un constat : nous avons tous les atouts en mains pour que nos PME trouvent des leviers de développement et créent des emplois. À nous maintenant de les activer !

Non, la France n’est pas foutue ! Elle regorge d’énergie et de potentialités. C’est le message porté par les 400 adhérents du CJD présents à cette journée d’étude, qui alliait, comme toujours au CJD, moments en ateliers et en plénière. Retour sur quelques moments forts.

Le CJD, territoire de richesses

D’abord, le témoignage des adhérents du CJD qui se bougent pour améliorer les choses sur leurs territoires et même au-delà. Nous n’en citerons que deux. La section d’Orléans qui, dix entrepreneurs alliés à dix jeunes, sont allé construire des salles de classes en plein pays Massaï. Une expérience solidaire qui a fait évoluer tous ceux qui étaient impliqués. Des jeunes ont repris leurs études ; d’autres se sont réorientés. Ou encore David Noblecourt de Brest, qui nous expose comment une commission au CJD a pour vocation de mettre six entrepreneurs autour d’une table et de l’objectif de créer une entreprise. Trouver la bonne idée, explorer sa faisabilité, la concrétiser… Autre initiative : le projet L’entreprise, c’est pas sorcier de la section de Compiègne. Je ne vous en dis pas plus à ce propos. Lisez le prochain magazine Jeune Dirigeant pour en savoir plus.

Le complément de Valérie Quivogne et Christophe Laguerre, qui animent l’international au CJD, vient conclure ces interventions. À la veille d’un voyage d’études à Lisbonne, leur message est sans ambiguïté : les relais de croissance des PME françaises se situent désormais à l’international. Misons sur l’excellence de nos métiers (parmi lesquels le luxe, le design, etc.) et allons au-delà de nos frontières conquérir les marchés ! Le guide Osez l’international a précisément été édité avec cette intention.

Tous acteurs et responsables

Puis trois entreprises s’ouvrent sur leur implication dans le devenir des territoires sur lesquels elles sont impliquées. D’abord la Poste, qui vient de créer un service de collecte des papiers dans les entreprises afin de les recycler, mobilisant ainsi le maillage très fin de son réseau pour ce faire. Le recyclage est assuré par des entreprises appartenant à l’économie sociale et solidaire. Une dynamique liée à l’économie de la fonctionnalité. D’autres collectes (cartouches d’encre, piles…) sont à l’étude. Ou encore OVH, qui a concentré plusieurs centaines d’emplois à Roubaix. Sans oublier les PME avec la SAS Ambulances Douillard en Pays de Loire qui assure un véritable métier de logisticien. Tous acteurs et responsables.

Territoire toujours, avec le projet du CEEBIOS. Comment réhabiliter une ancienne caserne de l’armée de 10 hectares en activités économiques ? La ville de Senlis a relevé ce défi, en créant un centre dédié au biomimétisme, c’est-à-dire la reproduction artificielle de processus biologiques par des produits de synthèse ou par des biomatériaux. Une filière d’avenir. L’armée étant une grosse consommatrice de produits bio-inspirés, la ville n’a pas eu de mal à la convaincre du bien-fondé de cette thématique. Pas de énièmes centres commerciaux, mais un pôle économique dédié à une industrie prometteuse. L’avenir des territoires passe par cette option. Une option qui n’est certes pas une solution de facilité, mais la seule pourvoyeuse d’emplois durables sur les territoires.

Service public et développement des ressources propres à l’institution

L’économique passe aussi par le culturel. C’est le message du centre Pompidou qui a ouvert une institution sœur à Metz. Un franc succès, aux retombées économiques avérées (70 millions d’euros depuis sa création en 2007). La stratégie du musée est claire : se développer en France et à l’étranger. En France, pour assurer sa mission de service public dans un souci de démocratisation de l’art. À l’étranger pour développer ses ressources propres. Son projet : des expositions de 3 à 4 ans sur des sites déjà existants. Rendez-vous à Malaga en 2015 !

Non, la France n’est pas foutue… Notre pays ne va pas si mal, à bien y regarder. Focalisons notre attention sur ce qui marche, et tentons de le démultiplier. Les entreprises du CJD sont en ordre de bataille.

La rédaction
Le 25-11-2014

Catégories :Évènements du réseau

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